Une sacrée Nuit du Jazz !

Fréquence 8 • 18 mars 2016
Vincent Peirani & Living Being Quintet Vincent Peirani & Living Being Quintet

Arsenal, vendredi 11 mars 2016, il est 20h. On s’installe dans la magnifique Grande Salle de l’Arsenal. Christophe Panzani (saxophone ténor, saxophone soprano, composition) entre sur scène avec son effectif le LARGE Ensemble. Un effectif composé de Vincent Peirani (accordéon), Pierre Perchaud (guitares), Bruno Schorp (contrebasse), Antoine Paganotti (batterie), Isabelle Olivier (harpe) + Arte Combo : Mayu Sato-Brémaud (flûte traversière), Baptiste Gibier (hautbois, cor anglais), Romy Bischoff (clarinette), Cyril Normand (cor), Frank Sibold (basson) + Quatuor Voce : Sarah Dayan (violon), Cécile Roubin (violon), Guillaume Becker (violon alto), Lydia Shelley (violoncelle).

 

Effectivement, un très large ensemble pour une création originale en collaboration avec l’Arsenal et sa déléguée artistique, Michèle Paradon. Et c’est parti pour une heure de concert où se mêle l’imprévisible, l’improvisation caractéristiques du jazz avec le raffinement de l’écriture et de l’expression des sentiments chez Debussy, Ravel, Satie ou encore Messiaen, pour une célébration de la rencontre musicale entre le vieux continent et le nouveau monde, entre le jazz et la musique contemporaine. Une heure de concert ambitieuse et montrant toute l’étendue des talents de chacun des quinze musiciens présents sur la scène de la Grande Salle, mélangeant le jazz, la musique classique, les musiques du monde, voire même le rock et la pop. Une première partie qui a bien chauffé le public de l’Arsenal.

 

Christophe Panzani & LARGE Ensemble

Christophe Panzani avec son « LARGE Ensemble » © Cyrille Guir / Arsenal – Metz en Scènes

 

Après une petite pause de 30 min bien méritée, c’est au tour de Vincent Peirani (accordéon) et de son « Living Being » Quintet d’entrer en scène à 22h : Émile Parisien (saxophone), Tony Paeleman (Fender Rhodes), Julien Herné (basse) et Yoann Serra (batterie). Et si vous aviez des préjugés sur l’accordéon, vous avez sûrement été surpris ! Car entre les mains de Vincent Peirani, authentique amoureux de la musique récompensé par une Victoire du Jazz en 2014 et en 2015, ce « piano des pauvres » trouve une richesse et un souffle nouveaux, inattendus, et extrêmement enthousiasmants. Une heure trente d’un concert plein d’énergie, tout en lâcher prise, en blues fortement rythmique, enchantant complètement le public de l’Arsenal. La preuve avec 2 rappels et une énorme ovation du public. On a adoré l’enthousiasme d’Émile Parisien au saxophone et le swing et la maîtrise de Yoann Serra à la batterie.

 

Une sacrée Nuit du Jazz qui s’est terminée tard, à 23h45… et qui montre que la nouvelle scène jazz française se porte bien… très bien !

Jérémy de Cambodgie

Jérémy de Cambodgie

Sportif accompli (tennisman, footballeur et traileur), grand cinéphile et mélomane éclectique… Jérémy de Cambodgie chérit les Raffaellos, adore le fromage, raffole du saucisson et vénère la bière. Son Dieu : Quentin Tarantino, à mois que ce soit Charlie Chaplin. Hmmm...

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