On a repéré Perrine en Morceau

Fréquence 8 • 18 novembre 2016
On a repéré Perrine en Morceau - Samedi en 8 Metz

Perrine En Morceaux, alias PEM, intervient dans le cadre de l’exposition Guerilla Girl au Frac, vendredi 18 novembre à 19h.

 

Pouvez-vous en quelques phrases m’expliquer votre intervention dans le cadre de l’expo Guerilla Girls au Frac Lorraine ?

 

« Vous m’apprenez que l’exposition qui aura lieu au moment du festival sera consacrée aux Guerilla Girls. Je comprends alors que le choix de la programmation se soit portée sur le projet PERRINE EN MORCEAUX et l’ait envisagée dans ce contexte précis.
Je jouerai « RIEN » du nom de mon dernier album, sorti en mars dernier chez Lentonia Records (Paris).
Comme toujours je jouerai seule, sans ordinateur mais avec des instruments et des machines hardware (pédales, synthé, mbira, samplers, Kaospad etc..). Il y aura quelque part non loin de moi, un tableau éclairé exhibant des fesses de femme en plan rapproché, une copie de l’Etude de Fesses de Félix Vallotton que l’on prendra peut-être pour une oeuvre de l’exposition. Le set se déroulera comme une expérience épique, accidenté et ininterrompu, comme une longue chanson découpée en chapitres, chantée en français et en anglais, et jouant autant de sonorités industrielles et kraut que de productions électroniques et de polyrythmies africaines. Ce ne sera pas de tout repos ; ce sera de la pop mais elle ne sera pas facile. C’est sûrement la raison pour laquelle on décrit ma musique comme de la « pop expérimentale ».
À la fin du set, je jouerai peut-être une nouvelle chanson, en préparation de l’album suivant. Loin de l’esthétique bruitiste de « RIEN », cette chanson sera sexuée, sexuelle, sensuelle et féministe. Le tout, « RIEN » et cette dernière chanson, prendra la forme, d’une insurrection intime. »

 

PEM … Militante? féministe ?

 

« Je ne suis pas encartée, mais je bataille au quotidien aux côtés des femmes et du côté des femmes dans la musique (et a fortiori dans les musiques dites « expérimentales » à forte dominante masculine). « RIEN » est d’ailleurs sorti le 8 mars, journée internationale des femmes, sur un label féministe, Lentonia Records, qui ne produit que des projets initiés par des musiciennes. Les femmes sont encore largement sous-représentées dans les programmations de salles alors qu’elles sont majoritaires dans les conservatoires. Difficile donc de ne pas l’être, féministe. »

 

Que représente pour vous le Festival Musiques Volantes ?

 

« Musiques Volantes compte parmi ces trop rares festivals en France qui se permet de ne pas faire de compromis artistiques. Ce n’est pas une institution disposant d’un énorme budget, bien au contraire, mais une équipe de programmateurs et d’organisateurs qui avec intelligence parvient depuis 10 ans à proposer des musiques disons un peu en marge, des projets qui de prime abord surprennent avant de plaire, tout simplement parce qu’il s’y invente quelque chose et qu’une invention est toujours avant tout surprenante. Et le plaisir qui suit en est alors décuplé ! C’est le genre de festival où l’on va parce qu’on sait qu’on y découvrira des musiques inouïes, des trucs spéciaux, choisis avec soin par ces gens en lesquels, au bout de 10 ans, on a confiance. Musiques Volantes c’est un projet de longue haleine qui a su se faire une réputation nationale, parmi le public comme parmi les musiciens, par la constance de ses choix qualitatifs, souvent contre vents et marées. »

Marie-Charlotte

Marie-Charlotte

Marie-Charlotte, mais pas aux fraises est un peu folle mais aime beaucoup les éléphant à tel point qu'elle s'en est fait graver un dans le bras. Mordue de Culture et messine accomplie elle vous emmène en voyage au coeur de la ville et de ses manifestations.

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