Entretien avec Wax Tailor

Fréquence 8 • 2 décembre 2016
Wax Tailor Samedi en 8 Nancy © Géraldine Petrovic

Plus de 10 ans que Wax Tailor trace sa route sur des chemins de traverse, 4 albums, 2 doubles albums live, près de 600 concerts, souvent à guichet fermé, dans plus de 50 pays, le tout en parfaite indépendance. Aussi à l’aise sur les grandes scènes de festival qu’associé à un orchestre symphonique, la réputation scénique de son groupe n’est plus à faire. Le « tailleur de cire » est de retour avec un cinquième opus imaginé sur la route lors de sa dernière tournée aux Etats-Unis. Pensée comme un road trip, cette réécriture du mythe du Grand Ouest nous entraîne sur cette route fantasmée, affranchie des époques où s’entrechoquent blues, rock psyché, soul, funk et hip-hop.

 

Il sera à L’Autre Canal le vendredi 9 décembre 2016 à 21h, et Samedi en 8 en a profité pour l’interviewer. Portrait…

 

Pouvez-vous vous présenter pour ceux qui ne vous connaissent pas ?

Wax Tailor, musicien, compositeur, producteur. On parle souvent de ma musique comme un mélange de trip hop, électro, jazz, funk, etc. Mais personnellement, je définirais mon style musical plutôt comme étant du hip-hop orchestral. J’ai grandi avec le hip-hop des années 90, mais c’est vrai que le blues, le funk, le jazz, la soul… m’influencent beaucoup. On fait une espèce de grand shaker de tous ces genres musicaux, associé à des micro-sample et de l’instrumental, et ça donne du hip-hop orchestral.

 

Pourquoi avoir choisi le nom de Wax Tailor ?

Wax Tailor signifie « tailleur de cire » en français. Je me considère comme un artisan, un tailleur réalisant de la musique. Je travaille beaucoup avec le vinyl, et ce dernier étant fait de cire, cela donne « tailleur de cire », Wax Tailor.

 

Comment a été conçu « By any beats necessary », votre 5ème album ?

J’avais envie de faire un disque sur un ailleurs, une route fantasmée, un road trip à travers la musique américaine. Une sorte de traversée dans l’espace et le temps sur les différents styles de musique américaine à travers les époques et les villes. Chaque genre musical naît à une certaine époque, et je souhaitais parler du jazz des années 50, du funk des années 60, du rock des années 70, etc.

 

Quelles sont vos influences musicales ?

Je fais une musique sous influence. J’en ai beaucoup, vous avez la journée devant vous ? (rires) J’aime tous les styles de musique, le jazz vocal des années 50, les Beatles dans les années 60, Stevie Wonder dans les années 70… Dans un autre registre, j’aime beaucoup également A Tribe Called Red et Radiohead.

 

Quels sont vos projets à venir ?

Je fais ma tournée en France jusque Noël. Après je fais ma tournée américaine début 2017, j’enchaîne mars-avril avec une tournée en Europe, puis je terminerai par l’Asie. J’aurais pas le temps de me reposer !

 

Vous êtes déjà venu sur Nancy ?

Oui je suis déjà venu à Nancy. J’aime beaucoup L’Autre Canal, c’est une des plus belles salles de France.

 

Wax Tailor Samedi en 8 Nancy

Wax Tailor sera à L’Autre Canal le vendredi 9 décembre 2016 à 21h.

 

Et pour connaître un peu mieux Jean-Christophe Le Saoût aka Wax Tailor, le musicien s’est prêté au jeu du « si je vous dis… » :

 

SI JE VOUS DIS…

 

…JEAN-CLAUDE LE SAOÛT

État civil.

 

…QUE SERA

Whatever will be (ndlr : la suite des paroles de sa chanson « Que Sera »).

 

…ETATS-UNIS

La terre des extrêmes : le pire et le meilleur. Le pire on le vit en ce moment avec l’élection de Donald Trump, et le meilleur car c’est un pays producteur d’immenses talents. Je trouve qu’en France on a un regard biaisé sur les Etats-Unis. Quand nous on y voit des problèmes, les américains eux cherchent des solutions.

 

…MUSIQUE

La BO du quotidien.

 

…CONCERT

Moment d’échange et de partage.

 

…CINÉMA

Ma deuxième passion.

 

…SÉRIE

C’est le nouveau format. Je regarde plus de séries que de films car je trouve qu’il y a plus de liberté et de créativité que dans les films. Quand on regarde des séries comme Breaking Bad, Vinyl la série de Martin Scorsese ou encore True Detective avec sa narration incroyable, on ne peut être qu’épater et bluffer ! Des chaînes comme Netflix ou HBO ont su trouver un nouveau mode de production très efficace.

 

…TÉLÉVISION

La télévision devrait continuer à être un outil de démocratisation massif, même si Internet a un peu changé la donne. Je ne fais pas partie des gens qui tapent sur la télé, j’en suis d’ailleurs un bon consommateur. La télévision est un très bon outil de communication et de médiatisation. Je regarde souvent la chaîne parlementaire et je suis un bon consommateur de documentaires. Il faut dire que la télé diffuse parfois de très bons documentaires, notamment sur France 5 ou Arte. Il y a de tout à la télévision, mais il ne faut pas oublier que nous avons le contrôle de la télécommande.

 

…SPORT

J’aime bien le sport. C’est vrai que le sport est une médaille à deux revers. Avec tous ces excès notamment financier mais ça reste quelque chose qui me fascine. Le sport, et notamment le sport de haut niveau, est un modèle d’abnégation fascinant. Les grands sportifs m’impressionnent, on voit à travers eux la vraie valeur du travail.

 

…PÉCHÉ MIGNON

Le chocolat. (rires)

 

Et pour finir, un petit message pour nos lecteurs nancéiens ?

Je vous attends avec impatience à L’Autre Canal ! Ce sera l’avant-dernière date de ma tournée française donc on sera bien rôdé. Et j’espère qu’on passera une bonne soirée tous ensemble.

 

En écoute, « Worldwide » feat Ghostface Killah :

 

Jérémy de Cambodgie

Jérémy de Cambodgie

Sportif accompli (tennisman, footballeur et traileur), grand cinéphile et mélomane éclectique… Jérémy de Cambodgie chérit les Raffaellos, adore le fromage, raffole du saucisson et vénère la bière. Son Dieu : Quentin Tarantino, à mois que ce soit Charlie Chaplin. Hmmm...

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