Entretien avec Paradis

Fréquence 8 • 23 novembre 2016
Paradis Samedi en 8 Nancy © Andrea Montano

Emmené par Simon Mény et Pierre Rousseau, PARADIS mêle habilement pop onirique et house originale chantée en français. Influencé par la pop romantique des années 80 (Daho, Jacno…), le duo parisien confirme son statut de l’un des meilleurs espoirs de la scène hexagonale. Leur premier album, « Recto Verso », peaufiné à deux jusqu’à l’accord parfait, est sorti le 23 septembre. Ils sont en tournée dans toute la France et sont de passage à L’Autre Canal le mardi 29 novembre 2016 à 20h30. À cette occasion, on a interviewé Pierre…

 

Peux-tu présenter Paradis pour ceux qui ne vous connaissent pas ?

On est Paradis, on fait de la musique depuis 2010 et on fait de la musique instrumentale. On s’est fait connaître avec « La ballade de Jim », une reprise d’une chanson d’Alain Souchon, qui est sorti sous un label américain (ndlr : Beats in Space) créé par Tim Sweeney. Et on a sorti notre premier album, « Recto Verso », en septembre dernier.

 

Pourquoi avoir choisi le nom de Paradis ?

C’est un mot qu’on a vu dans un magazine, écrit en gros et très beau. La symbolique de ce mot réunit beaucoup de messages qui nous touchent, le paradis plutôt qu’un espace post mortem. Et à New-York, il y a une discothèque que nous aimons beaucoup qui s’appelle le Paradise Club.

 

Comment est né « Recto Verso », votre premier album ?

Après deux maxi (EP) dans ce label, on souhaitait faire un album. Avec Simon, on est donc parti dans la campagne, dans les Alpes, en mars 2013. On pensait que cela allait prendre deux mois pour réaliser cet album mais en fait pas du tout. On a commencé à écrire des morceaux, on les a retravaillé encore et encore jusqu’à ce qu’on trouve un équilibre parfait au bout de 3 ans de travail.

 

L’amour est un thème très présent dans cet album…

Disons que ce sont des chansons sur les relations entre les personnes. Par exemple, « Garde le pour toi » qui est vu comme une chanson d’amour est en fait une chanson qui parle d’une rupture amicale. Il y a beaucoup de double sens dans nos chansons, on souhaite que nos chansons restent ouvertes pour laisser le public puisse interpréter la chanson comme il l’entend.

 

Comment définirais-tu votre style musical ?

On fait de la chanson, c’est comme ça comme l’envisage. On utilise la musique électronique comme outil pour faire de la chanson. Évidemment, il y a une approche assez pop dans ce qu’on fait mais on reste ouvert, on souhaite rester libre dans nos choix.

 

Quels sont vos modèles et/ou influences musicales ?

On aime l’audace et les styles particuliers comme Serge Gainsbourg, Air, Etienne Daho, Françoise Hardy… On est fan de Junior Boys, un groupe canadien, et on aime également Kompakt, un label de musique électronique allemande où les chansons sont en allemands.

 

Paradis Samedi en 8 Nancy

© Andrea Montano

 

Et pour connaître un peu mieux Pierre Rousseau, le chanteur s’est prêté au jeu du « si je te dis… » :

 

 

SI JE TE DIS…

 

…SIMON MÉNY

Ami.

 

…BEATS IN SPACE

Début.

 

…CHRISTINE AND THE QUEENS

Pionnière.

 

…MUSIQUE

Vie.

 

…CONCERT

Moment.

 

…CINÉMA

Difficile. Le cinéma un art total. Je trouve difficile de faire beaux films.

 

…SÉRIE

Black Mirror.

 

…TÉLÉVISION

Je n’en possède pas. Non merci !

 

…SPORT

Je devrais en faire plus.

 

…PÉCHÉ MIGNON

Je mange pas de poisson. (rires)

 

Et pour finir, un petit message pour nos lecteurs nancéiens ?

On a hâte de venir faire ce concert à Nancy et de voir votre belle ville.

 

En écoute, « Toi et moi » :

 

Jérémy de Cambodgie

Jérémy de Cambodgie

Sportif accompli (tennisman, footballeur et traileur), grand cinéphile et mélomane éclectique… Jérémy de Cambodgie chérit les Raffaellos, adore le fromage, raffole du saucisson et vénère la bière. Son Dieu : Quentin Tarantino, à mois que ce soit Charlie Chaplin. Hmmm...

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