Entretien avec Julien Sauvage, le fondateur du Cabaret Vert

Fréquence 8 • 11 juillet 2016
Julien Sauvage Samedi en 8 Metz Julien Sauvage, le directeur-fondateur du Cabaret Vert © Louise Vayssie

Chaque année depuis maintenant 11 ans, le Cabaret Vert réunit à Charleville-Mézières plus de 80 000 festivaliers, souriants et mélomanes qui voient passer plus de 50 groupes en live : une vraie jungle musicale mais pas que !

 

Le Cabaret Vert revient pour la 12ème fois cette année à Charleville-Mézières en Ardenne du 25 au 28 août 2016, pour 4 jours de concerts mais aussi de bandes dessinées, d’art de rue, de cinéma et de développement durable.

 

À cette occasion, la team Samedi en 8 s’est entretenue avec Julien Sauvage, le directeur-fondateur du Cabaret Vert, pour qu’il nous parle de son festival et de cette nouvelle édition, un festival pas comme les autres… « Wild Wild Fest » !

 

Cabaret Vert Samedi en 8 Metz

© Louise Vayssie

 

Pouvez-vous vous présenter ? Et présenter le festival ?

Je m’appelle Julien Sauvage, j’ai 34 ans et je suis le directeur-fondateur du Cabaret Vert depuis 2002. La première édition a eu lieu en 2005. J’ai fait des études littéraires puis en commerce international appliqué à la grande distribution mais cela ne m’a pas du tout plu. C’est pourquoi par la suite, j’ai fait des études dans la culture.

Le Cabaret Vert est un des 10 plus gros festivals de rock en France. On est une association à but non lucrative, on s’auto-finance à 85%. C’est un festival qui a un double ADN : la promotion et le développement du territoire. Dans l’association, nous avons entre 100 et 110 bénévoles, et durant le festival nous avons 1700 bénévoles. Tous les responsables sont des bénévoles, même les électriciens sont des bénévoles (rires). On défend notre territoire, on a une véritable stratégie sur la qualité d’accueil du public.

 

Comment définissez-vous la programmation du Cabaret Vert ?

Jusqu’en 2010, j’étais seul à choisir les groupes. Et depuis 2010, nous avons un programmateur professionnel qui travaille également sur les Eurockéennes de Belfort et d’autres festivals. Il nous permet d’avoir des têtes d’affiches internationaux, mixer avec des découvertes et des groupes locaux, provenant de Charleville-Mézières.

 

Parlez-nous de la programmation de cette année…

Nous avons peu d’électro cette année, contrairement aux années précédentes, mais cela est du aux tournées des différents groupes. Nous avons beaucoup de groupe des années 90 comme Sum 41, Louise Attaque, Nas, Cassius… ce qui n’est pas pour me déplaire (rires). Le dimanche l’entrée est à 5€, il y a moins de têtes d’affiches, l’ambiance y est plus populaire et familial. Les parents viennent avec leurs enfants.

 

En dehors des concerts, qu’est-ce qu’il y aura comme animations autour ?

Même si on aime la musique, on s’est rendu compte que 4 jours de concerts non stop ça faisait beaucoup ! Et pour permettre aux festivaliers de respirer et de voir autre chose, on a mis en place un village associatif, de l’art de rue, un festival de BD qui est un des plus réputés de France et également des projections de court-métrage faite par l’association La Pellicule Ensorcelée.

 

Pour vous, qu’est-ce qu’un festival réussi ?

Que le public ressorte content et satisfait du festival. Cela se verra sur le taux de fidélité. Et l’impact qu’il y aura sur le territoire. L’équipe doit être heureuse également. Si l’organisation est heureuse alors le public le sera aussi.

 

Que peut-on vous souhaitez pour cette nouvelle édition ?

Nous avons accueillis 85 000 festivaliers l’année dernière, et cette année nous espérons atteindre notre jauge maximale qui est de 94 000 festivaliers. Je pense que cela est dans nos cordes !

 

Cabaret Vert Samedi en 8 Metz

Le Cabaret Vert, un festival éco-responsable

 

Et pour connaître un peu mieux Julien Sauvage, le directeur-fondateur du Cabaret Vert s’est prêté au jeu du « si je vous dis… » :

 

SI JE VOUS DIS…

 

…MUSIQUE

Culture et sourire.

 

…CONCERT

Énergie.

 

…FESTIVAL

Impact et développement.

 

…CINÉMA

Pour rester dans le thème du festival, je dirais… court-métrage.

 

…SÉRIE

The Walking Dead, Game of Thrones, House of Cards et Vinyl, la série sur le rock des années 70 créée par Martin Scorsese et Mick Jagger.

 

…TÉLÉVISION

J’en ai pas. Et je dirais… aliénation.

 

…LITTÉRATURE

Ma mère est docteure en lettres classiques donc j’en ai bouffé de la littérature (rires).

 

…SPORT

L’équipe de France de foot pour être dans l’actu (ndlr : l’interview a été réalisée avant la finale perdue) ! J’ai un côté beauf, j’aime le foot (rires).

 

…FRINGUES

Manque de temps. Je fais du shopping 2 fois par an, juste pour refaire ma garde robe.

 

…PÉCHÉ MIGNON

Vin, bière et cochon. Genre banquet d’Obélix. Je suis un bon vivant.

 

 

Merci Julien et bon festival !

Jérémy de Cambodgie

Jérémy de Cambodgie

Sportif accompli (tennisman, footballeur et traileur), grand cinéphile et mélomane éclectique… Jérémy de Cambodgie chérit les Raffaellos, adore le fromage, raffole du saucisson et vénère la bière. Son Dieu : Quentin Tarantino, à mois que ce soit Charlie Chaplin. Hmmm...

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