Entretien avec Hervé Salters aka General Elektriks

Fréquence 8 • 21 novembre 2016
General Elektriks Samedi en 8 Nancy © Tim Deussen

Il a fait groové les foules en 2009 avec son tube « Raid the radio ». General Elektriks revient avec un nouvel opus intitulé « To be a stranger ». Concentré furieusement efficace de funk joyeuse, ce dernier promet de remuer bon nombre de dancefloors, notamment le 26 novembre à L’Autre Canal. Samedi en 8 est allé à la rencontre du phénomène.

 

Pourquoi le clavier ?

J’ai mis mes mains sur un piano quand j’étais petit et c’est venu tout seul. Puis j’ai découvert plus tard le clavinet que j’utilise aujourd’hui sur scène et qui me permet de retrouver les sensations du piano.

 

Pourquoi « General Elektriks » ?

Pour deux raisons : la première parce que Hervé Salters (ndlr : son vrai nom) ça sonne pas terrible, et la deuxième raison c’est que j’aime l’idée de me séparer de mon projet musical. Je veux qu’il y ait une distance entre mon projet musical et moi. De plus, General Elektriks c’est un nom sympa je trouve, un peu foutraque et un détournement de la marque d’électroménager.

 

Vous avez vécu à Londres, San Francisco et maintenant Berlin… Qu’est-ce que ces villes vous ont apporté musicalement ?

Londres, c’est mon premier groupe quand j’étais ado. San Francisco, c’est la musique noire américaine teintée de funk, soul, jazz… Ce fut très formateur et c’est un rêve qui s’est réalisé. Le hip-hop m’a également beaucoup influencé à San Francisco, notamment le Quannum Projects, un collectif hip-hop qui fut ma famille musicale avec DJ Shadow ou encore Blackalicious.

 

« To be a stranger » est votre 4ème album… Comment pourrait-on le définir ?

C’est un disque qui s’inscrit dans ce que j’ai fait auparavant, il est plus sombre et plus sonore. « To be a stranger » qui veut dire « être un étranger », c’est un peu la sensation que j’ai eu en arrivant à Berlin. Il y a une part de nostalgie qui rôde sur cet album. Musicalement, je suis également un étranger puisque ma musique ne rentre pas dans les lignes éditoriales, c’est une musique d’outsider, difficilement définissable.

 

Et vous, comment définiriez-vous votre musique ?

Je pourrais vous dire que c’est un mélange d’électro, de funk moderne, de hip-hop et de jazz… mais le plus simple c’est d’écouter ! C’est de la musique avant tout. Je pense qu’il n’est pas nécessaire de mettre des mots sur la musique. J’écris du Hervé Salters, il y a un réel aspect créatif et libre dans ce que je réalise, je ne fais pas ça pour le style ou pour le côté lifestyle de la musique.

 

Vous êtes déjà venu à Nancy ?

Oui, je suis venu à Nancy dans le cadre du Nancy Jazz Pulsations en 2009. C’est une très belle ville, notamment au niveau de l’art nouveau. Puis il y a la Place Stanislas !

 

General Elektriks Samedi en 8 Nancy

Hervé Salters aka General Elektriks

 

Et pour connaître un peu mieux Hervé Salters, l’artiste s’est prêtée au jeu du « si je vous dis… » :

 

SI JE VOUS DIS…

 

…MUSIQUE

Liberté.

 

…CONCERT

Énergie du moment.

 

…CLAVIER

Un instrument exceptionnel avec un aigu fabuleux et un médium très riche.

 

…LONDRES

Adolescence.

 

…SAN FRANCISCO

120 watts, la lumière dans le ciel.

 

…BERLIN

Ville exceptionnelle ! Une ville en plein essor, toujours en évolution, avec encore des friches, des terrains vagues… Ça me rassure de voir des choses non terminées. On voit l’histoire de Berlin dans tout son paysage, c’est une ville qui se nourrit des erreurs du passé.

 

…-M-

C’est un copain ! On a fait nos armes ensemble dans les années 90, on a même créé un groupe ensemble, le Matthieu Chedid Band, à l’époque où il n’était pas encore -M-.

 

…CINÉMA

Inspiration. J’adore les musiques de films, et ça se ressent dans ma musique.

 

…SÉRIE

J’ai pas le temps d’en regarder. D’ailleurs, je me demande comment font les gens pour avoir le temps de regarder des séries. J’ai eu l’occasion par deux fois de faire des musiques de séries : Les Beaux Mecs (2011) pour France 2 et Paris (2015) pour Arte. Ça s’est très bien passé mais c’est vrai que la musique sur images est très différente de la musique traditionnelle. Et il est important de s’entourer de bons collaborateurs.

 

…TÉLÉVISION

J’en ai pas. J’ai abandonné cette guerre-là.

 

…PÉCHÉ MIGNON

Le sucre. Les bonnes pâtisseries, les bons gâteaux…

 

Et pour finir, un petit message pour nos lecteurs ?

N’hésitez pas à venir nous voir sur scène car c’est très différent de ce que je fais en studio. Le disque est un projet solo alors que la scène c’est collaboratif, je suis sur scène avec mes musiciens. J’ai le même groupe depuis 2009, et il y a une vraie énergie rock, on donne vraiment tout sur scène !

 

Jérémy de Cambodgie

Jérémy de Cambodgie

Sportif accompli (tennisman, footballeur et traileur), grand cinéphile et mélomane éclectique… Jérémy de Cambodgie chérit les Raffaellos, adore le fromage, raffole du saucisson et vénère la bière. Son Dieu : Quentin Tarantino, à mois que ce soit Charlie Chaplin. Hmmm...

fermeture du menu à droite