Entretien avec Georgio

Fréquence 8 • 15 février 2017
Georgio Samedi en 8 Nancy © N'Kruma

Georges de son vrai prénom, le rappeur Georgio est en tournée dans toute la France et passera à L’Autre Canal le vendredi 3 mars à 21h. Avant un concert très attendu à l’Olympia le 24 mars. Aux côtés d’Angelo Foley, collaborateur régulier de Christine & The Queens qui est très présent à la production du disque, Georgio a réalisé avec « Héra », un album capable de ravir autant un auditeur de Feu! Chatterton qu’un nostalgique du rap hexagonal de la fin des années 90. Entretien.

 

Georgio, peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Georgio, rappeur, 24 ans, de Paris, j’ai sorti plusieurs EP : « Bleu Noir » et « Héra ».

 

Pourquoi avoir choisi le nom de Georgio ?

Mon vrai prénom est Georges, et Georgio est mon nom d’enfance, que la mère d’une amie m’avait donné. Depuis c’est resté !

 

Ton album s’appelle « Héra », pourquoi ce nom ?

Ça parle de la chanson « Héra » qui est présente dans l’album. C’est une chanson que j’ai écrite pour ma copine de l’époque, mais c’est également un hymne à la vie, qui parle de moi, de la jeunesse, d’aimer, de boire… Je voulais que le titre du morceau soit un prénom et je me suis renseigné sur les déesses grecques. Héra est la déesse du mariage et de la fécondité, c’était aussi la femme et la soeur de Zeus. J’ai toujours aimé les trucs un peu fous et bizarres comme ça, et Héra ça sonnait bien.

 

Comment a été conçu « Héra » ?

J’ai beaucoup écrit pendant 6 mois, puis j’ai travaillé dessus avec Medeline, Diabi, Lym, et ensuite j’ai rencontré Angelo Foley parce que j’avais envie d’avoir de vraies guitares, de vrais pianos, qu’il y ait un vrai grain à la musique… enfin de vrais instruments quoi ! Il a réalisé et produit 80% de l’album. On a conçu l’album en 10 jours !

 

Comment définirais-tu ton album ?

C’est un album plein d’espoir, qui parle de la rage de vaincre et de sortir de sa condition, de son conditionnement.

 

Tu passes à l’Olympia le 24 mars prochain, qu’est-ce que ça te fait ?

Je ne réalise pas encore. Mais j’en suis très fier, c’est une des salles les plus mythiques de Paris. Ça me rend assez fier !

 

Quels sont tes modèles ?

J’ai des influences très variées, qui va du rap au rock. Je suis plutôt un fouilleur de musiques assez indépendantes. Je m’inspire également de la littérature et de ce qui se passe autour de moi, de la vie quoi !

 

Après ta tournée, quels sont tes futurs projets ?

J’ai des idées et des projets plein la tête mais rien de concret pour le moment. Quand j’ai l’inspiration, j’écris, je rappe. J’avance à mon rythme, sans me précipiter.

 

Es-tu déjà venu à Nancy ?

Oui l’année dernière, dans une petite salle qui se trouvait dans une résidence universitaire (ndlr : Le Hublot). C’était génial !

 

Georgio Samedi en 8 Nancy

© N’Kruma

 

Et pour connaître un peu mieux Georges aka Georgio, le rappeur s’est prêté au jeu du « si je te dis… » :

 

SI JE TE DIS…

 

…BLEU NOIR

Mon premier album, et la mélancolie.

 

…KISSKISSBANKBANK

Une plateforme de financement participatif, une nouvelle manière de faire, autodidacte. Une plateforme qui soutien des projets artistiques et culturels. Un côté que j’aime beaucoup.

 

…PANENKA

Mon label actuel après « Bleu Noir ». Je voulais aller plus loin après mon 1er EP. C’est un jeune label indépendant et ça se passe très bien !

 

…18ème

C’est Clignancourt, la Porte de la Chappelle… c’est là où j’ai passé mon adolescence, et c’est ce qui m’a fait grandir.

 

…RUSSIE

Un pays que j’aime et qui m’intrigue beaucoup. C’est un pays un peu rustre, avec un passé particulier. J’aime beaucoup ses auteurs.

 

…RAP

Passion et musique.

 

…MUSIQUE

Ça coule dans mes veines.

 

…CINÉMA

Un art que je connais très peu, je ne regarde pas beaucoup de films.

 

…LITTÉRATURE

Mon moment d’évasion, mes films à moi.

 

…SÉRIE

The Wire et Breaking Bad. Les deux seules séries que j’ai fini.

 

…TÉLÉVISION

Je ne regarde presque jamais la télé. Le seul moment où je la regarde d’ailleurs c’est en replay sur Internet.

 

…PÉCHÉ MIGNON

Difficile à dire… J’aime sortir et faire la fête, et parfois j’aime bien rester tranquille chez moi à rien faire.

 

Et pour finir, un petit message pour nos lecteurs nancéiens ?

Merci de m’avoir lu jusqu’au bout. Menez les combats qui vous intéresse, surtout avec vous-même. Profitez de Nancy et n’oubliez pas de voyager, ça ouvre l’esprit.

 

En écoute, « On rêvait tous de s’envoler » :

 

Jérémy de Cambodgie

Jérémy de Cambodgie

Sportif accompli (tennisman, footballeur et traileur), grand cinéphile et mélomane éclectique… Jérémy de Cambodgie chérit les Raffaellos, adore le fromage, raffole du saucisson et vénère la bière. Son Dieu : Quentin Tarantino, à mois que ce soit Charlie Chaplin. Hmmm...

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