Samedi en 8 vous présente Tahar Ben Jelloun

Cultur'all • 14 avril 2016
Tahar Ben Jelloun Samedi en 8 Metz Tahar Ben Jelloun © C. Hélie Gallimard

Que se cache-t-il sous les apparences ? Quand les masques tombent, les surprises sont au rendez-vous et Samedi en 8 adore se faire surprendre ! Avec cette nouvelle thématique « Bas les masques » notre curiosité est éveillée. Le festival Le Livre à Metz lève le voile sur sa programmation et nous sommes ravis de son retour sur la place publique, place de la République en l’occurrence mais aussi dans d’autres lieux de la ville. 4 jours de mise en lumière de la littérature, du 21 au 24 avril, dont Samedi en 8 vous propose quelques moments forts à partager dans son dernier journal.

 

Et à cette occasion, nous avons interviewé l’écrivain Tahar Ben Jelloun, écrivain engagé primé par le Goncourt en 1987 et traduit partout dans le monde. Il est l’invité d’honneur de la 29ème édition du festival Le Livre à Metz. Dans le cadre du festival, il fera un grand entretien public le samedi 23 avril à 19h à Saint-Pierre-aux-Nonnains.

 

 

Que vous inspire la thématique « Bas les Masques » du festival Le Livre à Metz ?

C’est une très belle initiative audacieuse car les masques, même si on prétend les faire tomber, ils s’accrochent à la peau. (…) Si un festival littéraire décide de prendre cette thématique comme slogan pour inciter les uns et les autres d’investir dans la sincérité et la vérité, c’est bien.

 

Quelques mots sur votre dernier roman « Le Mariage de Plaisir » qui dénonce le racisme, la haine, l’amour au Maroc.

Le racisme je l’ai toujours dénoncé et le Maroc, où je suis né, ne fait pas exception à toute société du monde. Il a cette faille du racisme qui s’abat sur les noirs et il fallait que je dénonce cela à travers un roman d’amour, une fiction.

 

Quelques œuvres qui vous ont touchées ?

« Don Quichotte » de Cervantes et « Les Mille et Une Nuits » m’ont ouvert des voix insoupçonnables pour enrichir mon imaginaire, et mon envie d’écrire fut renforcée ensuite par la lecture de Borges, James Joyce puis Juan Rulfo. C’est en lisant que l’on devient écrivain.

 

Votre livre de chevet ?

« La Pléiade » de Céline. J’aime relire des extraits avant de m’endormir parce que c’est un rythme tellement rapide que je voyage très facilement en lisant Céline.

 

Votre dernière exposition ?

Fromanger à Beaubourg, un peintre contemporain avec qui je sens une certaine proximité, une certaine familiarité.

 

Votre dernier concert ?

Johnny Hallyday à Bercy. Il a une énergie que je n’ai pas alors qu’il a 4 ou 5 ans de plus que moi.

 

Quelques mots sur votre prochaine publication « Le terrorisme expliqué à nos enfants »…

À paraître fin août. J’y travaille encore. C’est extrêmement compliqué car il faut faire la différence entre le terrorisme, la résistance… Je le fais lire en ce moment à des adolescents pour qu’ils me disent ce qu’ils ne comprennent pas et le rendre encore plus accessible à tous.

Sev'

Sev'

No-Mad, mais un peu quand même … Fan de sa tribu, Sev’ aime la différence, être surprise et rêve que la vie soit un fabuleux carnet de voyage.

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