Rencontre avec Nicolas Nadé

Cultur'all • 16 novembre 2016
Rencontre avec Nicolas Nadé - Samedi en 8 Metz © Nicolas Nadé
Dans les coulisses des Musiques Volantes 21 - Samedi en 8 Metz

L’univers graphique de Nicolas Nadé est bâtit dans un langage de motifs et de volumes, répétés, jusqu’à la construction de paysages, au point de créer des contrastes entre matière organique et minérale, dans des équilibres parfois instables.
Cet illustrateur Messin a, cette année, collaboré à l’identité visuelle du festival Musiques Volantes 21.

 

Nicolas, tu es illustrateur. Peux-tu nous présenter ton métier ?

 

« De mon point de vue je ne considère pas l’illustration comme un métier. C’est avant tout un terrain d’exploration dans lequel je m’entraîne. A mon sens, dessiner c’est d’avantage un jeu de construction affranchi de contraintes physiques. Je suis assez sensibles aux formes et aux matières qui nous entourent. »

 

Tu es messin et tu n’en es pas à ta première collaboration avec les Trinitaires. Une première pour Musiques Volantes

 

« J’ai déjà eu plusieurs collaborations avec le festival, mais en qualité de musicien. Une première fois pour mon projet solo, sous le pseudonyme de Plancton9. Une seconde fois au sein du groupe éphémère Deep Purple Rain Man, avec Chapelier Fou. Mais c’est bien la première fois que j’y participe visuellement. »

 

Peux tu nous expliquer le cheminement dans ton travail pour proposer de telles illustrations pour MV21 ?

 

« Tout d’abord je tiens à préciser que l’identité visuelle de cette 21e édition, est une collaboration avec Sylvain Euriot, qui s’est occupé de tout le côté graphisme et typographique. Nous avons travaillé ensemble pour trouver une idée astucieuse, qui attirerait l’attention, malgré la contrainte du noir et blanc. C’est pourquoi nous avons proposé ces quatre affiches, qui disposées les unes à côté des autres, peuvent produire ce paysage infini. Il fallait à la fois réussir à attirer l’oeil, communiquer et ne pas dénaturer les illustrations. »

 

Que représentent ces illustrations ?

 

« Elles représentent des paysages désertiques. J’aime laisser un doute visuel. Nous pouvons nous demander devant ces illustrations, s’il s’est passé quelque chose dans ces paysages, ou sont-ils en attente d’un événement. Il faut voir ça comme un tas de Lego: est ce qu’on a détruit quelque chose qu’on avait construit? ou bien attend-il qu’on élabore quelque chose avec ? Je pense qu’il y a un côté très ludique dans mes images, malgré le coté austère du noir et blanc. »

 

Marie-Charlotte

Marie-Charlotte

Marie-Charlotte, mais pas aux fraises est un peu folle mais aime beaucoup les éléphant à tel point qu'elle s'en est fait graver un dans le bras. Mordue de Culture et messine accomplie elle vous emmène en voyage au coeur de la ville et de ses manifestations.

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