Affiche Night Call

Night Call, porté par un Jake Gillenhaal métamorphosé

Cultur'all • 2 décembre 2014
Jake Gillenhaal alias Lou Bloom Jake Gillenhaal alias Lou Bloom

Branché sur les fréquences radios de la police, Lou Bloom parcourt Los Angeles la nuit à la recherche d’images choc qu’il vend à prix d’or aux chaînes de TV locales. La course au spectaculaire n’aura aucune limite…

 

Jake Gillenhaal & Rene Russo

Jake Gillenhaal & Rene Russo

 

« Le malheur des uns fait le bonheur des autres ». Rarement l’adage n’aura sonné aussi vrai après le visionnage du premier film de Dan Gilroy. Avide de reconnaissance et insensible au destin d’autrui, Lou n’a que faire de l’éthique journalistique. Seule la puissance de l’image compte, quitte à ce qu’il faille bouger un cadavre encore chaud pour en améliorer la composition. Il est donc peu dire que la satire médiatique de Gilroy, également scénariste, laisse de côté toute forme de subtilité sur le terrain. Un tableau d’ailleurs similaire en coulisses, où l’excellente Rene Russo (femme du réalisateur) interprète la directrice des programmes d’une chaîne en mal d’audimat, prête à tout pour garder son job : « Imaginez notre JT comme une femme hurlant dans une rue, la gorge tranchée ». Par son cynisme à toute épreuve, « Night Call » s’évite toute boursouflure et fait mouche à tous les coups, tant le propos  est délivré de manière décomplexée.

 

Jake Gillenhaal

Jake Gillenhaal

 

Critique de l’information en continu, portrait glauque du self-made-man moderne et dénonciation d’une société malsaine accro au voyeurisme, « Night Call » (« Nightcrawler » en véritable VO) n’en reste pas moins un divertissement jubilatoire qui navigue entre les genres (thriller, comédie noire, found footage) et qui sait entretenir son suspense jusque dans les derniers instants. Atmosphère sordide, humour noir, audace de chaque instant, cynisme absolu : un thriller puissant, qui vaut pour l’interprétation magistrale de Jake Gyllenhaal.

 

Retrouvez la bande annonce ici :

 

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Jérémy de Cambodgie

Jérémy de Cambodgie

Sportif accompli (tennisman, footballeur et traileur), grand cinéphile et mélomane éclectique… Jérémy de Cambodgie chérit les Raffaellos, adore le fromage, raffole du saucisson et vénère la bière. Son Dieu : Quentin Tarantino, à mois que ce soit Charlie Chaplin. Hmmm...

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