Affiche La French

La French, un polar français réaliste

Cultur'all • 6 décembre 2014
Jean Dujardin & Bernard Blancan Jean Dujardin & Bernard Blancan

Marseille. 1975. Pierre Michel, jeune magistrat venu de Metz avec femme et enfants, est nommé juge du grand banditisme. Il décide de s’attaquer à la French Connection, organisation mafieuse qui exporte l’héroïne dans le monde entier. N’écoutant aucune mise en garde, le juge Michel part seul en croisade contre Gaëtan Zampa, figure emblématique du milieu et parrain intouchable. Mais il va rapidement comprendre que, pour obtenir des résultats, il doit changer ses méthodes.

 

Jean Dujardin

Jean Dujardin

 

Librement inspiré de faits réels, « La French » évoque les destins croisés du juge Pierre Michel et de Gaëtan Zampa, figure du grand banditisme marseillais. Ce second effort du cinéaste Cédric Jimenez, originaire de la cité phocéenne, lancé dans le grand bain de la réalisation avec le thriller « Aux yeux de tous » en 2012, prend le parti de nous faire suivre le démantèlement de l’organisation mafieuse nommée la « French Connection » via le regard du tragiquement célèbre magistrat. En 1972, sous un autre angle, le réalisateur américain William Friedkin s’était déjà engouffré dans la brèche pour un succès couronné par cinq Oscars lorsque Jimmy « Popeye » Doyle (Gene Hackman) et Buddy « Cloudy » Russo (Roy Scheider) campaient les inspecteurs ricains venus remonter la filière française. « French Connection » et « La French » n’entretiennent pas le même point de vue mais se rejoignent sur une chose, ils s’attachent tous les deux à incarner à l’écran le milieu de la pègre marseillaise avec la plus grande authenticité possible.

 

Gilles Lellouche

Gilles Lellouche

 

« La French » plonge le spectateur dans le destin de ces deux jusqu’au-boutistes superbement incarnés par Jean Dujardin et Gilles Lellouche. Cédric Jimenez ne s’en tient pas à la seule chasse à l’homme, alimentant la part d’ombre des personnages par des scènes d’intimité familiale qui poussent le film vers le mélo noir, là où tout vacille. Fort d’une mise en scène élégante, d’une remarquable reconstitution du Marseille des années 1970, le réalisateur réussit le mariage parfait entre film exigeant et œuvre populaire. Une grande fresque criminelle à la française !

 

Retrouvez la bande-annonce ici :

 

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Jérémy de Cambodgie

Jérémy de Cambodgie

Sportif accompli (tennisman, footballeur et traileur), grand cinéphile et mélomane éclectique… Jérémy de Cambodgie chérit les Raffaellos, adore le fromage, raffole du saucisson et vénère la bière. Son Dieu : Quentin Tarantino, à mois que ce soit Charlie Chaplin. Hmmm...

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