© Lucie Schosseler

Portrait d’une résidente de TCRM-Blida : Lucie Schosseler

Accessoires • 12 juillet 2017
Portrait d'une résidente de TCRM-Blida : Lucie Schosseler - Samedi en 8 Metz © Lucie Schosseler

Maquilleuse effets spéciaux, accessoiriste et sculptrice, Lucie Schosseler reçoit Samedi En 8 dans son atelier de Metz et nous dévoile son univers, sa passion qui tourne autour de moulages, d’effets spéciaux, de sculpture de créatures hideuses (c’est voulu !) et de son métier hors norme !

 

Comment définiriez vous votre métier ?

 

Sans doute comme le plus cool du monde ! Les monstres m’ont toujours fasciné. J’ai grandi devant des films fantastiques et j’adorais ce côté à la fois incroyable et terrifiant. À l’époque, je n’imaginais même pas que le métier de maquilleur SFX pouvait exister. Aujourd’hui mon métier consiste à donner vie à des créatures extraordinaires, que ce soit pour de la vidéo, de l’événementiel, ou dans le domaine artistique. Je réalise des masques, des prothèses, ou des sculptures. Je ne pouvais rêver mieux ! Parallèlement j’ai co-fondé en 2016 le collectif artistique Boulc’h & Schosseler. Nous réalisons des sculptures et des installations d’art contemporain qui me permettent une grande liberté créative.

 

Portrait d'une résidente de TCRM-Blida : Lucie Schosseler - Samedi en 8 Metz

© Lucie Schosseler

 

Quelle est votre formation ?

 

Je suis passée par l’ESAL (École Supérieure d’Art de Lorraine) à Metz puis j’ai suivi une formation professionnelle de maquilleur effets spéciaux sur Strasbourg, au sein de l’école Métamorphoses.

 

La réalisation dont vous êtes la plus fière ?

 

Sans doute la “transformation” de Sébastien Chabal en singe, parce que ça a été mon premier gros projet quelques mois après ma sortie de l’école. C’était assez fou d’être propulsée chef maquilleuse pour une pub que ma grand-mère peut voir à la TV. C’était un beau projet, un vrai challenge au niveau créatif ! Plus récemment, j’ai travaillé pour la double exposition Kirby Super Héros dont une partie est visible en ce moment et jusqu’au 29 octobre au château de Malbrouk et une autre au Musée de la Guerre de Gravelotte, jusqu’au 15 décembre. Mon travail pour cette exposition a consisté à recréer des visages de personnages existants pour des scènes de reconstitutions historiques. C’était un beau défi.

 

Portrait d'une résidente de TCRM-Blida : Lucie Schosseler - Samedi en 8 Metz

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Quelle a été la commande la plus folle ?

 

Chaque projet est un challenge un peu fou. Que ce soit vis-à-vis de la faisabilité, de la charge de travail ou de l’idée, chacun est particulier. Depuis deux ans, j’ai plaisir à travailler sur les thématiques de la soirée d’Halloween du 7 (bis) café à Metz. Ils ont de bonnes idées tordues et me laisse souvent carte blanche, c’est cool.

 

Avez-vous fait des réalisations avec d’autres résidents de Blida ?

 

Je travaille régulièrement avec la boîte de production Fensch Toast, notamment sur leur Web série Nexus VI: une chronique youtube qui traite de science fiction. J’ai réalisé pour eux des maquillages et prothèses d’aliens , des masques et accessoires. Je fais partie de Studio Super5 avec qui, depuis 2011, je réalise des clips et courts-métrages. Sinon, j’échange beaucoup avec d’autres résidents pour des questions techniques, pour découvrir de nouveaux matériaux, on me sollicite aussi pour de l’aide pour des moulages… C’est des échanges de bons procédés très enrichissants. Par exemple, Sapin brut à réalisé récemment une pièce sur mesure pour un projet de mon collectif artistique Boulc’h & Schosseler pour lequel nous avions besoin d’un support en bois.

 

Son actualité :

 

Parmi les 25 artistes sélectionnés sur les 120 projets soumis suite à appel à candidature, Lucie Schosseler participe à l’exposition « Jet lag » pour laquelle elle a réalisé une installation avec Charlotte Boulc’h visible dans la vitrine de la Cecil’s Boxe au Cercle cité. Exposition jusqu’au 27 août, à la Rotondes, rue de la Rotondes, au Luxembourg.

Marie-Charlotte

Marie-Charlotte

Marie-Charlotte, mais pas aux fraises est un peu folle mais aime beaucoup les éléphant à tel point qu'elle s'en est fait graver un dans le bras. Mordue de Culture et messine accomplie elle vous emmène en voyage au coeur de la ville et de ses manifestations.

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